Bonsoir,
Je poste ce soir un article publié dans une revue chrétienne en 1999. Même s'il date, il est toujours d'actualité, hélas ! Et oui, combien de parents sont sous la houlette de leurs enfants ! Et pourtant, la Bible donnait de précieux conseils pour élever notre progéniture de la meilleure façon possible. Je suis tombée, plus ou moins dans le piège en n'ayant pas été assez vigilante... et maintenant il faut récupérer tant bien que mal la situation. Heureusement avec le Seigneur Jésus "tout est possible".
Aussi, vous qui avez de jeunes enfants, ne commettez pas les mêmes erreurs que ma génération et apprenez à vos enfants qu'ils sont sous votre autorité et que c'est vous qui commandez même s'il cela vous coûte de votre tranquilité. Combien de fois, nous avons cédé à nos enfants pour avoir la paix, après une dure journée de labeur... Ne faîtes pas comme nous : faîtes-vous violence pour ne pas vous laisser mener par le bout du nez... c'est rendre service à vos enfants...
Bonne lecture 
TabithaA QUI LA FAUTE ?
Jamais les enfants n'ont été si désirés, programmés, choyés, investis, comblés de droits et promus en consommateurs numéros un... et pourtant jamais ils n'ont autant inquiété, déconcerté, troublé et humilié le monde des adultes qui ne peut que constater collectivement ses échecs (…). A qui la faute ? (…). Les résultats d'un sondage récent sont sans appel : 74 % des personnes interrogées estiment que les parents assument de moins en moins leurs obligations et leurs responsabilités à l'égard de leurs enfants (…) les jeunes de 15 à 24 ans ne sont pas les derniers à taper sur les doigts des parents « en déroute » (Express n° 2449).
Écoutez encore ce témoignage : « Mon fils est un tyran, il décide de tout : des programmes de télévision, de l'heure et de la composition des repas, de ce que je dois faire et dire... De toute façon, c'est simple, je ne dois rien dire, je dois me taire et obéir. Sinon ? Sinon, les insultes et les coups pleuvent ! » (Paris Match, janvier 1991). A qui la faute ?
Les parents, les voilà de plus en plus montrés du doigt. Et pourtant, bon nombre d'entre eux se plaignent à leur tour d'avoir été mis de côté par les spécialistes de la progéniture et de la pédagogie. Ces derniers savaient ! C'était leur travail ! Voici que constate une mère face à son échec : « J'ai cru bien faire. J'ai appliqué les théories en vogue il y a vingt ans. J'ai tout raté ».
Entendez encore ce père agacé : « Si je tape mon gosse, on me fait passer devant le juge. Alors éduquez-le vous-même, mon enfant, si vous êtes si malin ». Alors, à qui la faute ?
Notre société adulte est en plein désarroi. Une psychologue scolaire rapporte les questions sidérantes de certains parents : « Mélanie vient dans mon lit toutes les nuits, dois-je la gronder ? Lucien me frappe dès que je suis au téléphone, dois-je cesser mes coups de fils ? Caroline vide le frigo, dois-je lui dire non ? »;
« Malheur à toi, pays dont le roi est un jeune garçon »

écrivait un sage (Ecclésiaste 10/16). C'était pour prévenir bien des tourments et des malheurs que Dieu nous a donné de nombreux conseils (Esaïe 48/18), mais l'homme moderne les a qualifiés de surannés, fustigeant l'autorité et la famille. Force est de constater, aujourd'hui, que les fruits sont bien amers ! Que dit la bible au sujet de l'autorité ?
« Celui qui ménage son bâton a de la haine pour son fils, mais celui qui l'aime cherche à le corriger »

(Proverbes 13/24).
« La stupidité est attachée au cœur de l'enfant, le bâton de la correction l'éloignera de lui »

(Proverbes 22/15).
« Le bâton et la réprimande donnent la sagesse, mais le garçon livré à lui-même fait honte à sa mère »

(Proverbes 29/15).
La Bible n'explique pas en détail, tel un manuel de pédagogie, les nombreux bienfaits de l'autorité ; cependant, elle en souligne le bien-fondé, l'utilité, voire l'indispensabilité lorsqu'il s'agit d'éducation. Trente ans après l'expérience de mai 68, les spécialistes constatent :
- L'autorité est source de sécurité pour l'enfant, elle lui permet de découvrir les limites dont il a besoin pour se rassurer. A l'inverse, l'absence de celle-ci est source de nombreuses angoisses.
- L'autorité permet l'apprentissage de la liberté et du respect des règles, ce qui est on ne peut plus utile pour entrer dans la société, y trouver sa place, et ne pas en être rejeté.
- L'autorité contribue à la structure de la personnalité de l'enfant.
Ainsi, il aura fallu une génération après mai 68 pour découvrir ce que la Bible affirmait depuis plusieurs milliers d'années. « Où est le sage ? Où est le scribe ? Où est le contestataire de ce siècle ? Dieu n'a-t-il pas frappé de folie la sagesse du monde ? » (Corinthiens 1/20).
Bien sûr, la Bible fixe des limites à cette autorité :
« Corrige ton fils, car il y a encore de l'espérance ; mais ne désire pas le faire mourir »

(Proverbes 19/18).
« Et vous, pères, n'irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur »

(Ephésiens 6/4).
« Pères, n'irritez pas vos enfants, de peur qu'ils ne se découragent »

(Colossiens 3/21).
Remarquez avec moi que lorsqu'il est question d'autorité, la Bible s'adresse aux pères. Hélas, notre société a perdu ses pères et ses repères !
En outre, la Bible décrit l'atmosphère dans laquelle cette autorité doit être exercée : l'amour ! (Hébreux 12/5 à 11)

Aimer, ce n'est pas dire oui à tout, mais le pouvoir de dire non chaque fois que cela s'avère nécessaire.
Christian Blanc – extrait de la revue « Pentecôte » janvier 1999

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