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Auteur Fil de discussion: Pour une vraie justice sociale...  (Lu 174 fois)
tabithaeve
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« le: Janvier 11, 2010, 08:11:39 »

POUR UNE VRAIE JUSTICE SOCIALE

Chaque jour, les médias nous abreuvent d'images sur la crise financière et économique qui secoue le monde actuellement

Tantôt, ce sont les salariés qui manifestent dans la rue parce qu'ils sont menacés de perdre leur emploi et leur pouvoir d'achat. Là, ce sont les grèves dans les lycées et les universités pour réclamer plus de crédits afin de développer l'enseignement et la recherche. Mais les erreurs et les injustices progressent en même temps que les connaissances. Les mesures prises par les gouvernements sont insuffisantes et revêtent même une forme de solidarité intéressée, entendons-nous dire. Et que dire des inégalités entre les pays riches et les pays pauvres ? Des milliers d'enfants meurent de faim chaque jour !

 Megafon Toutes ces choses sont parvenues aux oreilles du Seigneur qui s'irrite : « Riches, pleurez et gémissez à cause des malheurs qui viendront sur vous. Vos richesses sont pourries. (…) Votre or et votre argent sont rouillés. (…) Vous avez frustré de leur salaire les ouvriers qui ont moissonné vos champs. (…) Vous avez condamné, vous avez tué le juste qui ne vous a pas résisté »  (Jacques 5/1-6).

Tout ceci nous prouve, une fois de plus, que  nous vivons dans une société qui s'est éloignée de Dieu. Un monde qui se perd loin des enseignements que Dieu nous a donnés pour une vraie justice sociale.

● s'adressant aux ouvriers : « Obéissez à vos maîtres avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre cœur, comme à Christ, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ »  .
● s'adressant aux patrons : « Agissez de même à leur égard, et abstenez-vous de menaces sachant que leur maître et le vôtre est dans les cieux »  (Ephésiens 6/5-9). Jésus dit : « L'ouvrier mérite son salaire »  (Luc 10/7)

      Voici les principes posés pour une justice sociale

Dès son origine, Israël a reçu de Dieu lui-même, des instructions capitales à ce sujet.

 « Quand vous ferez la moisson, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger »  (Lévitique 23/22)
 « Si tu prêtes de l'argent à un pauvre de mon peuple, … tu n'exigeras aucun intérêt »  (Exode 22/25)
 « Le vêtement qu'on a pris en gage au prochain, il faut le lui rendre avant la nuit, car il lui sert de couverture pour dormir »  (Exode 22/26-27)
 « Il n'y aura point d'indigent parmi le peuple »  (Deutéronome 15/4).


Ces versets, parmi d'autres, nous montrent le soin pris par Dieu en faveur des pauvres pour une vraie justice sociale.

Le Talmud dit : « Quiconque vole son prochain agit comme s'il prenait son âme ». Lorsqu'une personne pauvre travaillait, c'était par nécessité. Elle vivait de son salaire. Le commandement de Dieu à ce propos était de lui donner celui-ci avant le coucher du soleil (Deutéronome 24/14-15).

Le Talmud précise qu'à chaque paiement, le patron disait : « Reprends ton âme ! » Dans le message biblique, l'âme c'est la vie. En quelque sorte, l'ouvrier confiait sa vie au patron en travaillant. C'était comme si le travailleur avait confié son âme en dépôt.

Hélas ! Israël n'a pas suivi la voie divine, et les prophètes ont décrié avec force l'injustice.

 « L'homme de bien a disparu du pays, il n'y a plus de juste parmi les hommes, … leurs mains sont habiles à faire le mal : le prince a des exigences, le juge réclame un salaire, le grand manifeste son avidité, et ils font ainsi cause commune »  (Michée 7/2-3)
 « Vous avez un épha diminué, des balances fausses »  (Amos 8/5)
 « Le pauvre n'a pas pu rembourser la dette d'une paire de chaussures. Il a été vendu comme esclave »  (Amos 20/6)
La chaussure, c'est ce qui différencie l'homme de l'animal. Il y a là une question de dignité. On trouve aussi dans la Bible une place pour le droit de propriété : c'est le droit à la liberté. L'homme qui n'a rien, absolument rien, a une liberté toute théorique. Je ne peux pas subsister sans un minimum vital. Je dépends alors absolument des autres. Je deviens leur propriété, leur esclave.

Dieu a veillé pour qu'en Israël ce minimum vital soit sauvegardé pour garantir à chacun la liberté d'être, en lui évitant de devenir un objet.

Veillons de notre côté à ce que chaque créature de Dieu soit respectée dans la totalité de son existence, dans sa vie, dans son mariage, dans ses biens, dans sa réputation. « C'est l'amour qui accomplit tous les commandements » (  Romains 13/9)

Pour faire appel à la vigilance, Jésus évoque le souvenir de la génération de Noé. Dans Genèse 6/11, Dieu dit : « Ils ont rempli la terre de violence »  . Pourtant, dans les paroles de Jésus, on ne voit pas de violence. »Les hommes mangeaient et buvaient »  (Matthieu 24/38). Le Midrach explique qu'il s'agit d''une violence très fine, qui n'est pas grossière. Il y avait un problème de nourriture, de survie de l'autre (voir Luc 16/19-31). Celui qui est un veillait. Il qualifia cette attitude de violence, et le déluge fut décidé.

Le Tout-Puissant, Dieu de miséricorde, en regardant notre humanité doit constater la même injustice et dire : « Ils ont rempli la terre de violence ».

Pour nous chrétiens, pratiquons le bien envers tous, en attendant, selon sa promesse de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera ( Pierre 3/13).

Moïse Lormier

 Tippen tabitha
Extrait de la revue « Pentecôte » octobre 2009
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